Voiture de fonction : la fin d’un avantage “évident” ?

Pendant longtemps, la voiture de fonction faisait partie de ces éléments du package que l’on ne questionnait pas vraiment. Elle était perçue comme un plus, rarement comme un sujet.

Depuis la réforme de février 2025, elle est devenue un vrai sujet de négociation. L’occasion de rappeler le cadre réglementaire selon lequel elle est bien un élément de rémunération à part entière, soumis à cotisations, au même titre que le salaire.

Ce qui a changé, concrètement

La réforme a modifié les bases de calcul, le plus souvent via une évaluation forfaitaire.

Prenons l’exemple d’un cas classique — véhicule thermique de 50 000 € TTC, récent, avec carburant — voici l’évolution :

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Cette base est ensuite réintégrée dans le brut, puis soumise à cotisations.

👉 Le résultat est direct : une hausse des charges, donc un impact sur le net, sans modification du salaire affiché.

👉 ce n’est pas la date d’achat du véhicule qui compte, mais sa date de mise à disposition au collaborateur. Deux salariés peuvent donc se retrouver avec des impacts différents… pour un véhicule pourtant équivalent. C’est typiquement ce qui alimente aujourd’hui certaines incompréhensions.

 

Ce que ça change vraiment

👉 Côté collaborateurs

  • un avantage qui coûte plus cher
  • une lecture plus fine du package
  • des questions systématiques en entretien

👉 Côté entreprises

  • hausse du coût global
  • nécessité de revoir la politique interne de l’usage et de l’attribution des véhicules
  • importance de la pédagogie en interne
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Thermique vs électrique : un avantage réel… sous conditions

Dans ce nouveau cadre, la question de la motorisation prend une autre dimension. L’alternative électrique fait sa place et c’est en partie la volonté affichée dans une démarche d’accélération de la transition énergétique des flottes d’entreprise.

Toujours sur une base de véhicule à 50 000 € TTC :

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Concrètement, cela réduit la base soumise à cotisations et donc l’impact sur le net.

Mais sur le terrain, la réalité est plus nuancée. Cet avantage existe pleinement lorsque l’usage est fluide : possibilité de recharge, trajets compatibles, organisation adaptée. À l’inverse, sans ces conditions, il peut rapidement perdre de son intérêt, voire devenir contraignant.

👉 Autrement dit : fiscalement avantageux, mais pas universel.

Ce qu’on observe en recrutement IT

Depuis plusieurs mois, le sujet s’invite naturellement dans les échanges. Les candidats sont plus attentifs, plus informés, et cherchent à comprendre l’impact réel de cet avantage dans leur rémunération globale.

Côté entreprises, la question ne se limite plus au choix du véhicule. Elle touche à la cohérence globale du package, à l’équité interne et à la capacité à expliquer clairement les règles.

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